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Aternia Tome 1 La Marche du Prophète – Gabriel Katz

La couverture est vraiment belle
La couverture est vraiment belle

Résumé :

Leth Marek, champion d’arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu’il connaît à peine. C’est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu’il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu’il croise la route d’un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l’ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l’on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entre dévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l’on mène contre ses propres croyances.

Mon Avis :

J’avais dévoré la saga du Puits des Mémoires, et j’avais vraiment hâte de lire un autre cycle fantasy écrit par Gabriel Katz. Et puis finalement je n’avais même pas remarqué la sortie d’Aeternia: La marche du Prophète. Et c’est en voyant une promo pour le tome 2, L’envers du monde, que j’ai réalisé qu’il avait entamé une autre série.

Du coup j’ai enchaîné les tomes et j’attendais de les avoir lu à la suite afin de pouvoir poster mes deux critiques d’affilées.

Et si il y a bien une chose à dire c’est que l’auteur nous plonge toujours aussi facilement dans son histoire. Dès les premières pages nous sommes happés par son univers pour ne plus en ressortir.

Parlons en de cet univers ; il est lourd, pour ainsi dire pesant. On sent que quelque chose de supérieur est en jeu, on voit une guerre se profiler entre trahisons, combats d’intérêts et hypocrisie. Les guerres et conflits entre religions sont un thème assez classique dans la littérature fantasy, mais la façon qu’a l’auteur de traiter son sujet est vraiment bienvenue. Rien n’est noir ou blanc, chacun est persuadé de faire le bien, de protéger son « clan », ou ne pense qu’a ses propres intérêts, mais ceux qui paraissent les plus pieux le sont-ils forcément ? Et si la vraie menace n’était pas là ?

Le personnage principal, Leth Marek, est différent des « héros » habituels de ce genre de récit : il se fait vieux, est désabusé, et souhaite mener une vie tranquille avec ses fils dans la ville de Kyrenia, haut domaine du savoir et des lois. Un comble pour un champion d’arène consacré une dizaine de fois dans un des lieux de combat les plus célèbres du monde. De plus pour lui les questions de religion n’ont pas vraiment d’importance, il ne croit plus, il en a trop vu. Le champion ne sera pas épargné… et sous ses airs bourrus, cet homme blessé et perdu en devient très touchant. La plume de Gabriel Katz est toujours aussi pleine d’émotion.

Varian lui représente le jeune idéaliste ambitieux qui rapidement apprendra que tout ses principes, toute cette doctrine religieuse n’est qu’un masque qui cache un panier de crabes au sein même du saint temple. Restera t-il du coté de la vraie justice et de sa conscience ou son ambition et l’influence de ses supérieurs le feront devenir sans scrupules ?

Desmeon est le personnage que l’on se voit juger un peu vite pour finalement revenir sur notre première idée et découvrir que sous cette façade crâneuse, désinvolte et cet humour cynique se cache un homme au grand cœur et fidèle.

Pour ce qui est des autres personnages ils sont tous très intéressants, et j’avoue ne pas avoir réussi à les cerner complètement : Qui sont ils réellement ? Quels sont leurs vrais buts ? Peut-on leur faire confiance ? Et que savent-ils d’Aeternia ? Certaines de ces questions trouveront réponses à la fin du roman, de manière assez époustouflante.

Pour conclure sur le premier tome d’Aeternia je dirais que j’ai vraiment adoré. Tout les éléments d’un bon roman de Fantasy, frayant même du coté de la Dark Fantasy, sont réunis et très bien exploités. A la fin de ce tome j’étais tellement « choquée » par le twist final ( je ne m’y attendais vraiment pas, et ça, c’est rare ) que je n’avais qu’une envie : lire le tome 2 le plus rapidement possible ! Si vous aimez la Fantasy où les émotions sont omniprésentes et l’histoire maitrisée alors je ne peux que vous le conseillez, foncez.

Le Secret des Glaces – Philip Carter

привет
привет

Résumé :

Zoé est L’Élue, l’héritière d’une lignée de femmes chargées de protéger un secret ancestral. Elle ne le découvre que lorsque des tueurs surgissent et l’entraînent dans une course folle qui la mènera aux confins de la Sibérie. Pour Zoé, le temps presse : elle doit non seulement rester en vie, mais aussi comprendre ce qu’est le Secret pour parvenir à le préserver. Dans sa quête, parsemée d’énigmes et de symboles à décrypter, elle est aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ?

Mon avis :

Vous trouvez qu’il a fait trop chaud cet été ? Comme moi vous vous êtes cru dans une étuves ?

Pas de panique, allons faire un petit tour en Sibérie !

Le secret des glaces est donc un roman de fiction qui nous emmènera visiter la mère Russie. Mais pas que. Au final même si l’élément « fantastique » est bien présent tout au long du roman, il ne se révèle tel qu’il est réellement qu’a la fin de celui-ci. On croit savoir et en fait… non. De révélations en rebondissements Le secret des glaces tient un sacré rythme, et je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Ce qui fait la force de ce roman c’est avant tout son contexte ; l’auteur a réussi à mêler son histoire à des faits historiques qui ont marqué le monde avec brio. De Ivan le Terrible à Kennedy en passant par Raspoutine et Marilyne Monroe, certains mystères et situations inexpliquées de ce monde trouvent soudain une explication. Et ça passe vraiment bien, on y croirait presque, ce qui rend l’immersion plus facile. Le plan global de tout les personnages prend peu à peu forme, ce qui semblait décousus s’assemble et nous montre que tout est lié autour du fameux autel d’ossement. Que serait prêt à faire les personnages pour le conquérir ou le protéger ?

Les personnages, parlons en. J’ai trouvé que Zoé avait été bien menée, ni trop « Rambo » ni trop « cruche » elle est assez empathique, tient à sa famille malgré tout et admet assez bien la situation. Ry lui… c’est différent. Autant Zoé était bien gérée, autant lui m’a agacé. Alors Ok, c’est un agent de la DEA, mais tout de même ! Monsieur parle 15 langues ( oui oui 15, moi qui en parle 4 voir 5 je me sens déjà surbookée mais passons ), aurait pu jouer dans The Expendables ( Stallone, Schwarzy vous pouvez prendre votre retraite… définitive cette fois ), est cascadeur professionnel, un peu immortel, connaît tout le monde partout, se sent Macgyver dans l’âme, bref, bien utile de l’avoir sous la main celui là. Du coup j’ai trouvé qu’il donnait trop de facilité à leur petite aventure. Dommage.

Un personnage que j’ai adoré détester est bien entendu l’antagoniste principal, parce oui il y en a plusieurs, Nikolaï Popov. Très convaincant dans sa demi folie et sa soif de pouvoir, a t-il réellement fait tout cela pour les raisons qu’il avance ? A vous de juger.

Je l’ai lu relativement vite, parce que je dois bien admettre que l’histoire m’a vraiment entraînée : complot à échelle mondiale ou vieilles légende de grands mères russes ?Causes divines ou scientifiques ? Je vous laisse le découvrir.

Pour terminer je dirais que j’ai passé un très bon moment, malgré un petit agacement pour le personnage de Ry qu’au final je pardonne. Jusqu’à la conclusion je me suis vraiment demandée ce qu’était vraiment l’autel d’ossement et je trouve que ce livre gagnerait à être plus connu.

До свидания! [da svidániya]

Innocenti – Eric Descamps

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Résumé :

Paris, le 13 janvier 2013.

Au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, six femmes s’écroulent, et meurent dans les minutes qui suivent, saignées à blanc.

Hantée par l’idée d’un attentat politique, la police mène une enquête dans la plus grande discrétion. Rien ne relie les victimes les unes aux autres, si ce n’est que chacune est enceinte de son premier enfant.

Deux semaines plus tard, durant la manifestation en faveur du mariage pour tous, d’autres femmes meurent, laissant les enquêteurs sans la moindre piste.

Mon avis :

Un thriller français qui s’inscrit dans l’actualité qui a pu chambouler notre pays ces deux dernières années ? Une ambiance bien noire qui joue sur nos peurs les plus profondes ? Moi je dis oui ! Une chose est sure, le pari est réussi pour Innocenti.

Je ne lis que peu de thriller / polar noir. Les raisons sont simples : soit l’identité du méchant est tellement évidente que s’en est absurde, soit le rythme est décousu. L’ambiance n’est pas toujours bien gérée et le coté « malsain » ( ici ce mot n’est pas péjoratif, c’est un peu ce qui définit le roman noir ) est soit présent à outrance soit disséminé par petite touches de ci de là. Habituellement je reste sur des auteurs tel que Grangé ou Chattam, qui, la plus part du temps, maîtrisent leur affaire. Mais ça, c’était avant.

Eric Descamps à réussi son pari là ou beaucoup d’autres ont échoué. Certes l’identité de notre grand méchant loup n’est pas très difficile à deviner, mais la façon dont il nous est présenté en fait un personnage très noir, et finalement de « connaître » ( quoi, douterais-je encore ? ) son identité n’est pas gênante. Le rythme est rapide, on ne s’ennuie pas. Cette sensation de chercher le tueur à la fin de chaque chapitre nous entraîne dans l’enquête au même titre que nos protagonistes. Mais le gros plus de ce roman c’est son ambiance. Brrrrr. Dès les premières pages, le ton est donné. L’auteur nous fait passé du paradis à l’enfer en un claquement de doigt, il nous enferme à clé et ne nous laisse plus en sortir. Chapeau.

Comme je l’ai dis en introduction, Innocenti s’inscrit dans l’actualité française de ces dernières années et nous ancre plus profondément dans le roman. Du mariage pour tous à Charlie Hebdo, nos repères sont posés. J’ai beaucoup apprécié que l’auteur utilise les nouvelles technologies pour appuyer et renforcer l’évolution de son intrigue. Après en avoir discuté avec lui nous sommes tombés d’accord : nous restons persuadés qu’un logiciel de reconnaissance faciale à grande échelle existe déjà ( théorie du complot? Du tout ! ).

Un petit mot sur la construction du roman. Il est écrit comme un scénario. De fait, ce coté film renforce l’immersion et le rythme de l’évolution de l’intrigue. Et cette fin ! Choquante, voir impressionnante, elle comporte tout les éléments du cinéma et arrive encore à nous faire douter.

Les personnages quant à eux sont travaillés. Pauvre Vincent, je trouve qu’il à beaucoup été malmené, lui qui va perdre toutes ses illusions. Quant à Laure peut être aurez vous reconnu ou reconnaîtrez vous sous ses traits son modèle ? Allez, en indice je peux vous dire qu’elle est Belge, et que c’est une ancienne présentatrice.

Pour terminer je voudrais remercier monsieur Eric Descamps, pour m’avoir fait parvenir gracieusement son roman. Je voudrais également le remercier pour avoir su trouver du temps et pour son enthousiasme lors du « Rendez-vous avec un invité » du forum Livraddict. Merci d’avoir répondu à toutes nos questions et de l’avoir parfois fait avec humour.

En ce qui me concerne ce fut une excellent lecture, je ne peux que le recommander. Si vous recherchez un bon thriller avec une ambiance qui prend aux tripes alors foncez. Moi je vais de ce pas m’attaquer au origines de Milos dans « Alvéoles » en espérant l’apprécier autant qu’Innocenti.

SWAP de Noël

Petit papa Swap
Petit papa Swap

Cette année j’ai décidé de participer au Swap de Noël organisé sur livraddict ( ICI ) avec Winry89 ( vous pouvez retrouver son blog ici !! )

Nous avons choisit le « Swap de Noël »:
– Au moins 3 livres de tous types
– Au moins 2 marque-pages
– 1 ou 2 décorations de noël
– 1 boisson et 1 gourmandise
– 1  fait-main
– Quelques surprises en tous genres
– Quelque chose de chaud
– Un jeu vidéo ( oui, nous avons remplacé le dvd par un jeu, on préfère jouer ^^ )

C’est parti !

Review n° 1

Coucou tout le monde 🙂

Je me lance dans cette Review numéro 1 qui ferra office de suivi lecture, chaque livre étant commenté de façon minimaliste et à chaud. Certains feront aussi l’objet d’une véritable critique, mais plus tard, comme ce sera le cas pour Aeternia Tome 1 La Marche du Prophète de Gabriel Katz et Le Secret des Glaces de Philip Carter.


Je suis rentrée de vacances le 5, et depuis j’ai lu:

Bienvenue à Nevermore, Tome 1 et 2 de Michele Bardsley

Tome 1 – La Sorcière Maudite

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Couverture classique pour un livre de la collection Crépuscule

Le principal problème de ce roman, c’est que l’univers mis en place pourrait être très riche, mais qu’il n’est quasiment pas exploité, tout ça au profit d’une romance rapide et où la mise en place des sentiments semble bâclée et ceux ci paraissent totalement improbables. Dommage.

Tome 2 – Sombre Sacrifice

Alors, mieux que le 1?
Alors, mieux que le 1?

Comme pour le tome 1 la romance est bien trop rapide, ils deviennent addicts l’un à l’autre et développent leur sentiments en un claquement de doigts. De nouveau un gros manque de cohérence. L’univers est un peu plus exploité, l’intrigue un peu plus présente, mas ça reste bas de palier. Dommage, je reste persuadée qu’il y avait matière à faire quelque chose de bien dans cet univers.


L’Herbe Bleue, Journal Intime d’un Jeune Droguée

Hippie :-)
Hippie 🙂

Un prêt de ma maman, qui m’avait dit que ce livre avait fait un tabac lorsqu’elle était jeune. Après lecture je peux dire que beaucoup de choses qui choquaient dans les années 70 se sont banalisées en 2015. Le livre est triste, dramatique, il y a beaucoup d’émotion, dommage que le coté moralisateur soit toujours présent, ce qui gâche un peu se témoignage poignant pour le transformer en flyers anti-drogués.


Les Anges Tome 1 L’amant de mes Songes de Robin Schone

Heureusement qu'on me l'a prêté celui là, l'acheter m'aurai franchement dégouté après coup...
Heureusement qu’on me l’a prêté celui là, l’acheter m’aurai franchement dégouté après coup…

Non d’un petit bonhomme…. que c’était looooong! C’est mal écrit, ou alors la traduction a mis les pieds à coté… Du début à la fin je n’ai eu aucune empathie pour les personnages, ce qui est anormal dans une romance. D’ailleurs mieux vaut ne pas trop parler des personnages tant ils sont malsains: Anne ne fait que se complaire dans son statue de « vieille fille » ( on voit ce terme une fois par page … ) et Michael est un psychopathe qui fait dans l’auto apitoiement. Le cadre historique ne sert à rien, l’histoire ne rime pas à grand chose … bref à éviter de toute urgence!


Et pour finir j’ai lu Aeternia Tome 1 La marche du prophète de Gabriel Katz que j’ai beaucoup aimé! La critique arrive bientôt. Mais aussi Le Secret des Glaces de Philip Carter, peu connu, mais qui gagnerait à l’être car j’ai passé un très bon moment. Du coup sa critique arrive aussi bientôt 🙂

Hacker Tome 1 Dangereuses affinités – Meredith Wild

Encore un...
Encore un…

Résumé :

Erica Hathaway n’a pas de temps à consacrer aux hommes. À peine sortie d’Harvard, elle compte bien réussir sa carrière professionnelle grâce à son site Internet dédié à la mode. Très déterminée, elle présente son projet devant plusieurs investisseurs. Mais Erica a tout prévu sauf un détail : Blake Landon. Millionnaire, arrogant, sublime. Après une réunion électrique et mouvementée, Blake ne lui cache pas à quel point il la veut. Tout de suite. Et Blake n’a pas l’habitude de demander, il se sert… Entre ses ambitions professionnelles et son désir inavouable pour cet homme qui peut mettre son avenir en danger, Erica saura-t-elle faire le bon choix? D’autant que l’un et l’autre cachent des secrets sur leur passé qui pourraient rendre leurs rapports explosifs. Ou carrément torrides… OSERA-T-ELLE S’ABANDONNER ?

Mon Avis :

Tout d’abord je voudrais remercier Livraddict et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de lire ce livre en partenariat. C’est parti !

Une romance érotique dans l’univers cybernétique ? Voilà peut être de quoi se démarquer dans un genre en plein boum qui commence sérieusement à s’épuiser…Malheureusement ce ne sera pas suffisant.

Parlons de nos deux personnages principaux pour commencer. On nous présente Erica comme une jeune diplômée sérieuse, belle, avec la tête sur les épaules et prête à sacrifier sa vie personnelle pour réussir. Blake lui est le stéréotype même de ce genre de roman : jeune, beau à en tomber, millionnaire, sure de lui, un brin arrogant…et comme souvent, avec des tendances pour la domination très prononcées. Seul point original, c’est un ancien geek qui s’est taillé une solide réputation de hacker et a construit sa fortune grâce à ses compétences pour le moins particulières.

Quand j’ai découvert le personnage d’Erica je me suis dis : chouette ! Enfin un personnage féminin solide ( chose rare dans ce genre de roman…) ! Et au final, je trouve que son personnage est mal géré. Ses actes et ses pensées sont parfois aux antipodes. Elle se promet de ne pas céder à ce Blake Landon, cet homme certes plus qu’attirant, mais qui s’est montré odieux et a presque fait capoter son projet professionnel et sa carrière. Elle veut donner l’image d’une femme forte, nous répète sans cesse dans les premières pages que non est la réponse définitive et… elle se retrouve dans son lit quelques pages plus tard. Toute la crédibilité de ses traits de caractères s’envolent. En réalité elle n’est ni plus ni moins qu’une « héroïne » lambda dans se genre de roman : elle n’a pas vraiment de volonté, dit amen à tout ce que son homme peut dire, a un caractère plat… Parfois elle fait mine de se rebeller, de vouloir placer une opinion, mais ses petites tentatives sont si peu crédibles qu’on connaît déjà la suite et le personnage perd tout son intérêt pour se tourner en ridicule. Vouloir créer un personnage de femme forte et indépendante ce n’est pas juste écrire « elle est comme ça », c’est le montrer, et la faire agir en conséquence.

Blake lui est, comme je l’ai dis, le stéréotype même de l’homme dans ce genre de roman : il persuadé que sur son front est écrit « king of the world » . Beau, intelligent, un charme à toute épreuve, rusé, riche, respecté… le seul point qui aurait pu faire de lui un personnage un peu plus intéressant, qui se démarquerait, est son passé en tant que hacker, mais celui-ci est si peu et si mal exploité qu’au final ça ne reste qu’un détail et fait de lui un autre personnage lambda.

La romance avance comme dans tout les romans de se genre : je t’aime moi non plus, avec une bonne dose de sexe qui résout tout. J’entends pas là qu’ils résolvent tout leurs problèmes et le différents par une partie de jambes en l’air. On se rend compte qu’ils discutent peu, et encore moins de sujets vraiment importants.Les autres personnages sont quasi inexistants tant ils sont peu intéressants. Les univers professionnels des deux personnages ( à savoir la mode et l’informatique ) sont eux aussi très peu exploités. Le style est simple mais correct, ça se lit très vite et est assez agréable, là dessus bon point.

Mais au final le livre est plat : tout ce qui est annexe à la romance n’est pas assez mis en valeurs. On nous a tellement gavé de ces romances érotiques ces derniers temps que j’ai l’impression de toujours lire la même chose. A peine le premier chapitre passé je sais déjà comment l’histoire va évoluer et se terminer, puisqu’elles suivent toutes le même schéma. Peu trouvent donc grâce à mes yeux et « dangereuses affinités » n’en fait définitivement pas parti malgré le petit potentiel qu’il y aurait pu avoir derrière. La suite ? Je ne la lirais pas, à quoi bon, la suite je la connais déjà, et si comme moi vous avez ingurgité un bon nombre de romans de ce genre depuis quelques années, je suis persuadées que vous la connaissez aussi 😉

Tara Duncan Tome 12 L’Ultime Combat – Sophie Audouin Mamikonian

Voilàààà c'est fini ( hein Jean Louis ? )
Voilàààà c’est fini ( hein Jean Louis ? )

J’ai commencé à lire les aventures de Tara Duncan alors que je n’avais que 11 ans. Aujourd’hui j’en ai 23. Vous comprendrez donc que ce dernier tome était plus que symbolique pour moi.

Nous étions prévenu : depuis longtemps Sophie Andouin Mamikonian avait annoncé que l’on ne connaîtrait l’identité de magister, cet antagoniste que l’on adore, que dans le tome final. Les spéculations allaient bon train, et je dois avouer que j’avais les miennes et que je n’en démordais pas. Qui donc pouvait bien se cacher derrière le maître des Sangraves ?

Avant de réellement commencer ma critique je voudrais quand même dire que Tara Duncan à été une des sagas qui à vraiment compté dans mon adolescence au niveau de la littérature fantasy jeunesse. Alors oui, Tara et le Magicgang ont grandi, mais malheureusement pas au même rythme que moi, et depuis plusieurs années déjà je me suis détachée des aventures de Tara, continuant à lire ses péripéties, mais avec une ferveur bien diminuée. Merci tout de même à Sophie d’avoir su créer Autremonde.

C’est parti ! Tout d’abord, j’avais été déçue par le tome 11. Certes ce n’est pas le sujet mais j’y viens. Pour moi « La guerre des planètes » faisait office d’amuse bouche : en gros il préparait le terrain pour le grand final. Un grand final qui, en fait, fait un grand plouf, et ça, c’est vraiment dommage.

Il n’était prévu que 12 tomes à la saga, et comme je l’ai dis plus haut, l’auteur nous avait promis toute les réponses à nos questions dans ce dernier tome. Et en terminant le livre j’ai franchement eu l’impression qu’on s’était payé ma tête… Magister, l’homme dont j’attends l’identité depuis maintenant 12 ans est finalement toujours un inconnu. Alors pourquoi ? La réponse est simple et est venu après : il y aura un deuxième cycle. Grosse erreur. La majorités des lectrices et lecteurs de Tara Duncan sont dans la même situation que moi : nous avons commencé Tara Duncan quand nous étions bien plus jeunes, et malgré l’éloignement que nous avons pu ressentir face à la saga nous attendions ce tome comme une clôture, un point final. Hors voilà, il faut dire aussi que la saga s’essouffle vraiment. Il n’y a qu’a voir comment a réagit la blogosphère à la sortie du livre…

L’ultime combat est même assez décevant. Cela fait toujours plaisir de retrouver notre Magicgang certes, mais le livre traîne en longueur. Alors oui, tout les protagonistes sont réunis : Tara, Cal, Robin, Fabrice et Moineau qui depuis quelques tomes déjà ont tendance à s’effacer… ainsi qu’Archange, Mara, Chem… mais tout les retournements de situations finissent par nous lasser, et au final, rien de bien palpitant ne ressort de tout ça. Le problème vient aussi de par le traitement des personnages. Ils ont grandis, traversés pas mal d’épreuves, et pourtant ils peuvent encore parfois faire preuve d’un telle naïveté ou d’un tel décalage dans leur façon de réagir face à certaines situations que ça ne tient plus la route. On ne peut plus s’identifier aux personnages, notre empathie est au point mort. La fin est également bien facile, un véritable deus ex machina.

L’auteur nous a dit que l’on découvrirait l’identité de Magister dans le deuxième cycle. Alors c’est bien, mais ce sera sans moi.

S’il faut encore attendre 12 ans et qu’au final on soit confronté à un twist fumeux, que l’on reparte pour un troisième cycle, tout ça pour continuer à surfer sur une saga qui a fait le succès de l’auteur et qui pourtant a déjà donné tout ce qu’elle avait à donner, ça ne vaut pas la peine. Tara Duncan aurait mérité une fin en grande pompe, à la hauteur de ce qu’a été la saga dans son ensemble, et malheureusement les lois du business en ont décidé autrement. Qui de l’auteur ou de la maison d’édition ou de qui sais-je encore a eu cette idée ? Je ne sais pas, tout ce que je sais, c’est que ce n’était pas fameux…

Merry Gentry Tome 9 Frisson de Lumière – Laurell K. Hamilton

Ça y est !!!
Ça y est !!!

Résumé:

« Depuis que la nouvelle de ma grossesse s’est répandue, tous les nobles de la Féerie se précipitent à ma cour dans l’espoir que je fasse des miracles pour vaincre leur stérilité. Pourtant, entre la recherche de subsides et l’arrivée imminente des jumeaux, j’ai comme qui dirait d’autres préoccupations. L’une d’elles porte le nom de Taranis : non content d’avoir abusé de moi, le Roi de la Lumière et de l’Illusion revendique haut et fort la paternité de l’un des enfants. Bien que je sois sûre qu’il se trompe, il va falloir que je trouve un moyen de l’empêcher de nuire. Définitivement. »

Mon Avis:

Et béh! Depuis le temps que je l’attendais celui là! Notre chère madame Hamilton en aura mis du temps à nous le sortir, et comme je commence sérieusement à en avoir plein le popotin d’Anita ( ouai ok, sauf le dernier qui était pas mal ), j’attendais le retour de Merry avec impatience. Et ……déception.

Donc nous retrouvons Merry à peu de choses près là où nous l’avions laissé: enceinte jusqu’au cou, sauf que là les petits s’apprêtent à sortir. Oui vraiment, ils le font même très vite, vous n’aurez pas à lire beaucoup de pages pour faire la connaissance des bouts de choux, et vous aurez même une petite surprise…D’ailleurs revenons sur cette surprise: Je Ne Suis Pas D’Accord! on s’en fou que je sois pas d’accord? Ok, mais quand même. Cette « surprise » sert en faite juste à justifier que Merry aime plus que ces 6 maris/amants/pères etc et à lui donner bonne conscience. Enfin ça c’est mon avis. Donc les bébés arrivent dès le début du livre ( non, ceci n’est pas un spoil, vous avez à peu près 5 pages à lire pour que ça arrive, et c’est pas comme si on ne s’y attendait pas ), et c’est parti pour une nouvelle aventure de notre Merry Gentry!

Et là encore non. Ma déception vient de là. Il ne se passe quasiment rien durant tout le livre (sauf à la fin, et là aussi je suis super en pétard!! ). L’intrigue se passe sur quelques jours, une bonne semaine environ, et pourtant, ça n’avance pas. On a vraiment l’impression de relire tout le temps la même chose. L’auteur à du se dire qu’on ne se rappelait pas de ce qui c’était passé avant, parce qu’on a le droit à 32 résumés de l’histoire (ou alors, elle a pensé que des gens qui n’avaient pas lu les 8 premiers tomes achèteraient le 9, comme ça, oui oui comme ça, et qu’il fallait du coup tout leur réexpliquer). En fait, c’est le syndrome Anita Blake: Dans les 5 derniers tomes d’Anita sorti, il doit y en avoir 2 d’utiles (et encore je suis gentille ). Le reste c’est de l’esbroufe: ça parle pour ne rien dire, y a pas d’action, ça mène à pas grand chose, on nous redit cent fois la même chose… et ben là c’est pareil! Et c’est pour ça que je suis déçue (en plus de la fin qui m’a vraiment faite grincer des dents). Je trouve qu’il n’y a plus cette qualité narrative chez Laurell Hamilton, qualité qui m’avait fait adorer les premiers Anita Blake et Merry Gentry. Mais bon, vous me direz que ce n’est pas le premier Merry Gentry à tourner en rond, les derniers sortis aussi étaient pas bien bien palpitants, MAIS il se passait quand même toujours un gros truc au final, mais là non.

Soyons honnête, j’ai quand même littéralement dévoré le livre tant je l’attendais et voulais savoir ce qui allait enfin se passer. Et au final, je ne suis pas si déçue que ça, parce que je le voyais venir gros comme une maison. Quand on voit la qualité bof bof des derniers livres précédemment cités je peux dire que je ne m’attendais pas à une superbe suite. Mais c’est toujours beau d’espérer.

Est ce que je vous conseille ce livre? Oui, même si il ne se passe pas grand chose c’est toujours bien de retrouver Merry, Doyle, Frost, Sholto,Galen, Rhys… surtout depuis tout ce temps, mais ça reste quand même dommage pour la saga, qui méritait de redémarrer en grande pompe.

Eternel Sis, Un taxi pour Khâmut Khan – Anto Sass

Nasdrovia!
Nasdrovia!

Résumé :

Automne 1991, le dossier russe « Argus » tombe entre les mains du responsable du parti communiste chinois de la région du Tibet. Fin des années 2010, Khamût Khan, principale source au Moyen-Orient des services de renseignements anglais, indique qu’il dispose d’informations d’une importance capitale. Malheureusement, le transporteur, à qui il les confie, est abattu quelques minutes après son arrivée à Heathrow. Lui-même disparaît ensuite dans des circonstances mystérieuses. Quel terrifiant secret relie ces événements ?

Mon Avis :

Pour commencer je voudrais remercier Livraddict, les éditions l’auteur vous propose et Anto Sass de m’avoir permis de découvrir ce livre en version papier. Un grand merci pour ce partenariat !

Et maintenant, qu’en ai-je pensé ? Et bien j’ai tout bonnement adoré.

Le roman d’espionnage n’est pas mon genre de prédilection, et mise à part les James Bond de Ian Fleming, j’avoue être complètement néophyte en la matière. Côté cinéma disons que je suis un peu plus cultivée sur le sujet, alors je me suis dis pourquoi pas ? Et au final je ne regrette pas.

J’ai aimé le format que prend le livre, ces chapitres qui n’en sont pas vraiment, et qui au lieu de prendre la forme d’un titre nous donnent une heure et une adresse. Cela donne au livre un petit coté journal de bord, avec en prime des flashs infos qui nous ancrent vraiment dans la réalité du livre.

Mais si j’ai aimé le livre c’est avant tout pour ces personnages, notamment Alan. Il représente l’archétype de l’espion-cambrioleur au flegme britannique prononcé, beau et avec un humour décapant. Bien évidemment il sait quasiment tous faire : polyglotte émérite et charmeur de ses dames, maître d’art martiaux et tire laine reconverti. Le tout sous poudré d’un humour rafraîchissant assez terre à terre, parfois même noir. J’ai bien aimé Baby Spy, mais clairement, le personnage qui porte le livre est Alan.

Alors oui, ils se sortent de toutes les situations, sans savoir parfois pourquoi ils sont là, et ce de Londres au Kazakhstan, en passant par Dubaï ou la Russie. Mais après tout, ils ont de chouettes gadgets et un Iouri! En parlant des lieux où passent nos personnages, une fois encore j’ai complètement adhéré. Je ne suis pas familière de la Russie ou de Dubaï, mais je connais un peu Londres et son aéroport, et les descriptions que l’auteur nous en fait nous donne l’impression d’y être.

Pour terminer je dirais que c’est un tout qui rend ce livre très agréable à lire. Je l’ai lu sur la plage pendant mes vacances, parfait pour un moment de détente malgré le sujet qui peut sembler très sérieux au premier abord. Et point non négligeable : il m’a fait rire.

Est ce que je recommanderais ce livre ? Oui, absolument, même pour ceux qui comme moi ne sont pas particulièrement familiers du genre. Et autre question, lirais je la suite ? Oui ! Camarade Pesq Yong, me voilà !


J’ai également publier cette critique sur le blog Livraddict 🙂

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