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Résumé :

À l’issue d’une ère de guerres sanglantes, les Hommes sont parvenus à développer une civilisation aussi pacifique que prolifique.
Tellur est un monde en Paix, un rêve devenu réalité au prix de sacrifices incommensurables? et grâce à l’Édit d’Alambrisa.

Plus de trois-mille six-cent ans après la rédaction de l’Édit d’Alambrisa, Sicara Narki accède au prestigieux statut d’Apprentie et intègre le lieu de formation des Mages les plus puissants de Tellur, sous l’égide du plus mystérieux des professeurs.
Mais elle est loin de mener au Conservatoire la vie studieuse et sereine à laquelle elle a toujours aspiré. Une série de drames sans précédent vient perturber la Paix d’Alambrisa et très vite, l’Apprentissage de Sicara prend une tournure inattendue et dangereuse qui changera du tout au tout le cours de son existence?
Et peut-être même la civilisation de l’Édit tout entière.

 

Mon Avis :

Pour commencer je voudrais remercier Livraddict et les éditions du monde premier pour m’avoir fait parvenir L’édit d’Alambrisa. Un très grand merci car je dois dire que j’ai eu un sacré coup de cœur pour ce roman. Pourquoi ? Par cette critique j’espère vous faire partager mon avis.

L’histoire débute par la présentation de note héroïne, Sicara, jeune « douée » ( entendons par là qu’elle possède des pouvoirs magiques ) qui rêve d’entrer à l’académie d’Alambrisa, et par là même d’augmenter sa position sociale, elle même venant des bas quartiers de la cité. En effet, dans les civilisations gouvernées par l’édit ( dont Alambrisa est la capitale rayonnante ), les nobles sont idéalement des magiciens, et intégrer l’académie assure cette position à ses élèves.

Il y a là une certaine originalité dans la composition de l’univers du roman que j’ai beaucoup aimé. Quant à Sicara, certes il est commun que le héros ou l’héroïne de fantasy souhaite s’élever socialement et rêve d’une condition meilleur, mais la manière dont l’auteur amène cette progression et nous présente ses aspiration est, elle aussi, originale.

Pour rester sur Sicara : j’ai beaucoup aimé son personnage. C’est une héroïne forte, qui ne s’apitoie pas sur son sort et qui est mature. Elle a été élevé sous le joug de l’édit, et le combat intérieur qu’elle mènera entre les convictions qui lui ont été inculquées depuis sa tendre enfance et ce qu’elle croit et pense être juste, représente pour moi un des gros points fort du roman. Enfin une héroïne qui sait ce que veut dire suivre son cœur, sans pour autant tomber dans le mélo ou en oublier d’utiliser sa tête.

Le second personnage principal, Ergej, est le maître d’étude de Sicara. Son évolution est également bien menée, même si un peu plus prévisible. D’abord bourru et paressant franchement cruel, il se révélera être un homme sensible, avec ses propres démons à gérer. Peut être un petit défaut au niveau de son age, mais cela n’engage que moi ( je pense que l’auteur à souhaiter le faire être le plus proche possible de Sicara, mais j’ai trouvé que cette manière de régresser son age plusieurs fois n’était pas très utile, voir contraire à l’image qu’il donne ).

Le grand méchant, ah … On dit souvent qu’un livre de fantasy se juge plus par la qualité de son antagoniste que par celle de son héros. Trouvons nous ici le vrai némésis de Sicara et d’Ergej ? La réponse est oui. Je ne spoilerais pas son nom, pour laisser un peu de suspense à ceux qui pourraient décider de lire l’édit d’Alambrisa après avoir lu ma critique, surtout qu’il n’est pas vraiment qui l’ont pourrait penser. Il y a l’individu, qui est franchement abjecte à souhait. Un grand malade je vous dit, mais d’une intelligence retorse et très fourbe. Bref, que du bonheur ! L’histoire ne se plie pas rapidement, et là où certains affrontements bien/mal paraissent parfois bien aisé, il est ici beaucoup plus nuancé. Mais n’y a t’il justement que cet individu qui représente l’antagoniste de nos héros ?

Je ne pouvais pas ne pas en parler, et cela risque de dévoiler une partie de l’histoire, du moins un de ses tenants et aboutissant. Je vous conseil donc de sauter le prochain paragraphe dans le cas ou vous ne souhaiteriez pas en savoir plus.

Le second antagoniste de nos héros est ici l’édit d’Alambrisa même. Cet édit qui à été promulgué il y a des siècle pour maintenir une paix solide à travers le monde et les royaumes fédérés à sa philosophie. Cet acte de lois avait pour but d’éliminer la « Cause », qui n’est autre que la haine, ce mot ayant été interdit. Mais pour gommer la haine du cœur des hommes il a fallut en enlever se qui la déclenche le plus souvent : l’amour. Et sans amour, une vie n’est pas une vie. L’amitié en est devenu un concept abstrait et dans la tourmente Sicara découvrira tout ces sentiments qu’elle ne comprend pas forcément. Ce qui fait de l’édit un ennemi c’est sa capacité à entraver les libertés personnelles et à amputer les citoyens de l’édit de leur émotions primaires. Et ça, c’était franchement une superbe idée. Cette dualité est le point que j’ai préféré dans le livre.

Pour terminer parlons du style de l’auteur. Il est tout à fait correct, même bon ! Les descriptions sont bien menées, tous les personnages sont bien traités. Certes il est un peu long à débuter, mais c’est essentiel à la mise en place de l’histoire et de ses enjeux. Un petit point négatif à propos des baisses de rythme, mais ça reste mineur.

Un très bon roman que je conseil donc à tous ceux aimant la fantsy avec un contexte un tant soit peu original. Je vous met également un lien pour les éditions du monde premier, dont j’adore le concept: https://editionsdumondepremier.wordpress.com/

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