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Résumé:

– Faites de moi ce que vous voudrez… Je me suis sûrement trompé sur votre compte… Il y a un long silence. Puis : – J’ai cru que vous accepteriez avec plaisir celui qui vient vous proposer son aide, une pauvre aide que la mienne, mais qui ne peut que vous rendre service… Moi, que la Révolution triomphe ou pas, qu’est-ce que j’y gagne ? Au fur et à mesure qu’il parle, il s’anime et la lassitude de son regard disparaît par instants. – La Révolution profite au pauvre, à l’ignorant, à celui qui toute sa vie a été esclave, aux malheureux qui ne savent même pas que, s’ils le sont, c’est parce que le riche fait de l’or sur les larmes, la sueur et le sang des pauvres… – Bah… Qu’est-ce que ça vient faire ?… Moi, les sermons, j’en ai rien à cirer ! s’écrie Pancracio.

Mon Avis:

Tout d’abord je voudrais remercier Babelio et les éditions L’Herne pour ce partenariat. Quant est il de « ceux d’en bas » ?

Pour commencer le format du livre est vraiment très sympathique, de la collection carnet sa prise en main est vraiment agréable et les illustrations rajoutent un plus à l’esthétique du livre.

Pour ce qui est de l’histoire, c’est un peu plus compliqué. Je ne connaissais pas grand chose de la révolution mexicaine, il faut dire que c’est un sujet que l’on étudie très peu voir pas du tout durant sa scolarité et je n’avais jamais pensée à me documenter de moi même. Je pensais en apprendre plus grâce à « Ceux d’en bas », ce ne fut pas le cas.

Ce livre se vit de l’intérieur. Ici vous n’aurez pas de grands fait historiques ni ne vivrez d’épopées aux cotés de grands personnages, au contraire, vous suivrez un groupe de petits révolutionnaires qui vivent les changements atteignant le Mexique au jour le jour et essayent de s’adapter tout en participant à la cause qu’ils défendent. Il n’ y a rien de romanesque dans ce roman, l’auteur nous présente les choses telles qu’elles sont, sans fioritures et nous montre que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.

Et justement, voilà ce qui m’a dérangé : le style. Alors oui, je peux aimer le style concret, précis, qui peut parfois être aussi voir plus poignant que les longues descriptions, mais là, je n’ai pas du tout adhéré. Peut être que cela vient de la traduction mais le fait est que j’ai eu du mal à suivre le récit tant l’auteur passe de l’un à l’autre de ses personnages sans nous donner d’indications d’identités ! Idem pour les descriptions, j’avais du mal à visualiser les lieux et les personnages ( et pourtant je ne manque pas d’imagination, ça je le garantie ! ). J’ai eu du mal à me plonger dans le récit et ai mis plus de temps que nécessaire à lire « Ceux d’en bas » : revenir sans cesse trois lignes en arrière pour essayer de deviner qui parle et de quoi m’a assez découragé. Ce qui est dommage car l’histoire m’intéressait beaucoup.

J’aurai préféré une plus grande mise en avant des sentiments et ressentis, que l’auteur apporte à ses personnages, ceux d’en bas justement, plus de concret, une plus grande réalité morale et qu’ils me touchent. Ce ne fut pas le cas, dommage.

Vous pouvez également retrouver cette critique sur Babelio ici

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