9782367403281

Résumé:

C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

Mon Avis:

Après avoir finis La marche du prophète et son cliffhanger démentiel je me devais de lire le tome 2. Et pour cela je voudrais remercier Livraddict.fr ainsi que les maisons d’éditions Scrinéo qui m’ont permis de lire L’envers de monde en partenariat. Merci.

Quant est il de l’envers du monde alors ?

Ce deuxième tome reprend exactement là où la marche du prophète nous avait laissé, seulement voilà, il faut bien avoué que l’on est un peu perdu. Pas dans la narration, non non, mais dans le fait que tout ce que l’on croyait acquis est remis en cause. Je n’en dis pas plus, cela pourrait gâcher votre lecture.

L’histoire va vite s’accélérer, et Desmeon devient un des narrateurs principaux. Et il change. Lui aussi est perdu dans tout ces événements mais il n’en perd pas pour autant son caractère et sa manière d’être. Et le pauvre, tout comme Leth Marek lui aussi va devoir endurer beaucoup…

Varian est toujours de la partie. Il essaye tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau tout en se rendant compte qu’il se fait manipuler. Il doute de plus en plus de sa foi et des hautes autorités de son temple.

Et nous en temps que lecteurs ? On se rend compte que l’on s’est fait berner, d’un coté comme de l’autre et vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Dès que l’on voit une accalmie approcher les événements tragiques ou les rebondissements reviennent de plus belle.

« Attendre l’attaque comme on attend une vague, au bruit, à l’instinct, à la sensation d’écume. Distinguer l’homme derrière le jeu des postures…et frapper. »

L’auteur se cale sur la Dark Fantasy et j’en ai adoré son roman. Il est encore meilleur que la marche du prophète. Alors oui il y a des chances pour que vous soyez frustrés, que vous maudissiez Gabriel Katz pour certains de ses choix drastiques et définitifs, que vous le trouviez trop dur dans le traitement de ses personnages… Mais moi j’aime ça ! Je trouve ce style plus crédible qu’un monde tout rose ou tout va bien et ou le/les héros s’en sortent sans aucune égratignure et ou les dommages collatéraux n’existent pas ! Car oui c’est cela dont il est question, jusqu’où peut on aller pour satisfaire ses ambitions et qu’est on prêt à sacrifier pour cela ? L’envers du monde fait parti de ses romans qui, une fois terminé, vous laisseront un goût amère dans la bouche. Il faut le dire clairement, ça ne se passe pas comme on le voudrait et à chaud on ne veut pas que ça s’arrête. J’étais tellement déçue qu’il n’y ait pas de tome 3. Et puis, quelques jours plus tard, on fois que vous aurez eu le temps d’y repenser vous vous rendrez compte que la fin ne pouvait pas être meilleur et que, même si les destins de vos héros ne les ont pas menés là où vous auriez voulut, ils sont exactement là où ils se devaient d’être.

Je trouve que Gabriel Katz a fait un excellent travail sur ce diptyque, qui, que vous l’aimiez ou non, ne vous laissera pas indifférent. Le suspens est toujours présent et de plus en plus lourd. Le style de l’auteur s’y accorde parfaitement, vers la fin les chapitres sont de plus en plus courts, ne faisant que quelques pages, ils vous dirigent vers une conclusion inéluctable.

Ai-je aimé L’envers du monde ? Je crois que la question ne se pose même pas, mais au cas ou vous en douteriez encore, oui, j’ai adoré. Ces deux romans valent vraiment d’être lu et oui je le conseil fortement et j’avoue attendre avec impatience les prochains écrits de Gabriel Katz.

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