Voilàààà c'est fini ( hein Jean Louis ? )
Voilàààà c’est fini ( hein Jean Louis ? )

J’ai commencé à lire les aventures de Tara Duncan alors que je n’avais que 11 ans. Aujourd’hui j’en ai 23. Vous comprendrez donc que ce dernier tome était plus que symbolique pour moi.

Nous étions prévenu : depuis longtemps Sophie Andouin Mamikonian avait annoncé que l’on ne connaîtrait l’identité de magister, cet antagoniste que l’on adore, que dans le tome final. Les spéculations allaient bon train, et je dois avouer que j’avais les miennes et que je n’en démordais pas. Qui donc pouvait bien se cacher derrière le maître des Sangraves ?

Avant de réellement commencer ma critique je voudrais quand même dire que Tara Duncan à été une des sagas qui à vraiment compté dans mon adolescence au niveau de la littérature fantasy jeunesse. Alors oui, Tara et le Magicgang ont grandi, mais malheureusement pas au même rythme que moi, et depuis plusieurs années déjà je me suis détachée des aventures de Tara, continuant à lire ses péripéties, mais avec une ferveur bien diminuée. Merci tout de même à Sophie d’avoir su créer Autremonde.

C’est parti ! Tout d’abord, j’avais été déçue par le tome 11. Certes ce n’est pas le sujet mais j’y viens. Pour moi « La guerre des planètes » faisait office d’amuse bouche : en gros il préparait le terrain pour le grand final. Un grand final qui, en fait, fait un grand plouf, et ça, c’est vraiment dommage.

Il n’était prévu que 12 tomes à la saga, et comme je l’ai dis plus haut, l’auteur nous avait promis toute les réponses à nos questions dans ce dernier tome. Et en terminant le livre j’ai franchement eu l’impression qu’on s’était payé ma tête… Magister, l’homme dont j’attends l’identité depuis maintenant 12 ans est finalement toujours un inconnu. Alors pourquoi ? La réponse est simple et est venu après : il y aura un deuxième cycle. Grosse erreur. La majorités des lectrices et lecteurs de Tara Duncan sont dans la même situation que moi : nous avons commencé Tara Duncan quand nous étions bien plus jeunes, et malgré l’éloignement que nous avons pu ressentir face à la saga nous attendions ce tome comme une clôture, un point final. Hors voilà, il faut dire aussi que la saga s’essouffle vraiment. Il n’y a qu’a voir comment a réagit la blogosphère à la sortie du livre…

L’ultime combat est même assez décevant. Cela fait toujours plaisir de retrouver notre Magicgang certes, mais le livre traîne en longueur. Alors oui, tout les protagonistes sont réunis : Tara, Cal, Robin, Fabrice et Moineau qui depuis quelques tomes déjà ont tendance à s’effacer… ainsi qu’Archange, Mara, Chem… mais tout les retournements de situations finissent par nous lasser, et au final, rien de bien palpitant ne ressort de tout ça. Le problème vient aussi de par le traitement des personnages. Ils ont grandis, traversés pas mal d’épreuves, et pourtant ils peuvent encore parfois faire preuve d’un telle naïveté ou d’un tel décalage dans leur façon de réagir face à certaines situations que ça ne tient plus la route. On ne peut plus s’identifier aux personnages, notre empathie est au point mort. La fin est également bien facile, un véritable deus ex machina.

L’auteur nous a dit que l’on découvrirait l’identité de Magister dans le deuxième cycle. Alors c’est bien, mais ce sera sans moi.

S’il faut encore attendre 12 ans et qu’au final on soit confronté à un twist fumeux, que l’on reparte pour un troisième cycle, tout ça pour continuer à surfer sur une saga qui a fait le succès de l’auteur et qui pourtant a déjà donné tout ce qu’elle avait à donner, ça ne vaut pas la peine. Tara Duncan aurait mérité une fin en grande pompe, à la hauteur de ce qu’a été la saga dans son ensemble, et malheureusement les lois du business en ont décidé autrement. Qui de l’auteur ou de la maison d’édition ou de qui sais-je encore a eu cette idée ? Je ne sais pas, tout ce que je sais, c’est que ce n’était pas fameux…

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